Photothérapie néonatale : Quelle influence de la couleur de peau sur l’efficacité ou les modalités du traitement par photothérapie intensive ?
Dans notre pratique, et plus largement selon les données de la littérature, il est établi que certaines populations présentent des profils différents en termes de sévérité de l’ictère néonatal. Ces différences sont souvent corrélées à des facteurs génétiques associés à l’origine ethnique, plutôt qu’à une réponse intrinsèquement différente à la photothérapie elle-même.
Par exemple, les nouveau-nés à peau foncée présentent en moyenne moins d’ictères sévères et peuvent parfois répondre légèrement plus rapidement à la photothérapie, tandis que certaines populations, notamment d’origine asiatique, sont plus fréquemment exposées à des ictères plus sévères.Il est toutefois important de souligner que ces variations portent essentiellement sur la sévérité initiale de l’ictère, et non sur l’efficacité du traitement en tant que tel. À intensité et modalités équivalentes, la réponse à la photothérapie est comparable entre les groupes.
En résumé, la photothérapie reste également efficace quelle que soit la couleur de peau. Les différences observées relèvent principalement du contexte génétique et physiopathologique influençant le niveau de bilirubinémie de départ, et non d’une modification de la réponse au traitement.
Note importante : Les informations et avis exprimés par le Professeur Daniele De Luca ont vocation à éclairer la pratique. Elles ne se substituent pas aux protocoles locaux ni au jugement clinique des équipes soignantes.
